• 10 Count

    10 Count

    10 count (manga en 6 tomes). Pour un publique averti (18+). Adaptation éventuelle en anime.
    Auteur : Takarai Rihito. Éditeur VF : Taifu Comics. Éditeur VO : Shinshokan.

    Shirotani est un jeune homme phobique des germes et de la saleté. Cette maladie mentale se nomme «misophobie» et lui empêche de vivre normalement, dans le bien-être et non-envahis par son obsession. Portant des gants à longueur de journée, par frayeur de devenir dégoûtant et se désinfectant le corps avec des produits abrasifs, il fait la rencontre d'un psychologue d'environ son âge. Ce dernier l'aidera à surmonter sa phobie et en trouver la source, pour ensuite développer une relation sentimentale relativement particulière.

    10 count, un titre qui sait énumérer les défis à relever... En vagabondant sur internet, je suis tombée sur une critique fort positive de ce manga en particulier, qui m'a incité à en tenter la lecture. J'ai découvert une oeuvre originale, loin des clichés habituels et remplie de rebondissements. Dans l'univers du yaoi, un cercle vicieux se trace, une redondance s'étampe au fils du temps. C'est le cas d'un nombre incalculable d’œuvres, qui ne font que remanier les vieilles idées et les romances d'une certaine platitude. Heureusement, ce n'est pas le cas avec 10 count, qui valorise de nouveaux concepts. Après les six tomes lus et un peu de recul, voici ma propre critique de ce manga !

    D'abord, l'histoire traite d'un sujet dont on a pas habitude de voir, soit l'obsession compulsive. Plus précisément la branche de la misophobie (peur d'être contaminé par les germes et la saleté). On suit donc le quotidien de Shirotani, détenteur de cette vile phobie, depuis un traumatisme subit dans son enfance. La psychologie du personnage suit un courant qui le détruit, son obsession prend toute la place. En apprendre sur ce dernier peut être vraiment intéressant, car on en vient à comprends ses facettes personnelles et les raisons qui le pousse à constamment porter des gants, se désinfecter les mains avec de l'alcool anti-bactérien et se laver comme si sa vie en dépendait... Une idée captivante pour le lecteur, et surtout, différente. L'originalité en est à son seuil maximal !

    On gravite dans les situations du protagoniste et sa manière de vivre la maladie. Son psychologue et nouvellement compagnon, va lui donner une liste de dix choses à réaliser, d'où le nom du manga (10 count). Il devra ainsi essayer de les réaliser pour mener une vie normale, sans tous ces rituels contraignants. Le concept offre une sensibilisations aux personnes qui ne connaissaient pas cette maladie avant. Comme quoi le manga peut devenir outils d'acceptation et de respect envers la misophobie. Il vise à arrêter que l'on pointe du doigt cette différence et saisir le mal-être qu'ils vivent. La sexualité vient s'ajouter, une passion homosexuelle qu'il va détester au début, vu sa phobie. Les personnages ont tous de fortes influences sur Shirotani, que ce soit dans le bon ou dans le mauvais sens. Suivre son évolution est fascinant, on lui souhaite profondément de se sortir de ses peurs et de mener une vie plus agréable. J'aime beaucoup la moralité présente, elle permet de réfléchir sur les impacts que peuvent avoir les traumatismes et l'importance de se lier sentimentalement avec les autres pour sortir de l'obscurité.

    Au niveau des dessins, ils sont irréprochables ! Les tracés sont plutôt doux, ce qui se marie bien avec l'histoire et le contexte général. Les bulles de textes sont fraîchement disposées pour que le lecteur ressente le plus de sentiments possible lors de sa lecture.

    Les moments romantiques sont vraiment adorables, mais la présence d'une tension sexuelle vient perdre la véritable situation du jeune homme. Si les scènes témoignaient une romance plus douce, sans nécessairement en venir aux obscénités, j'aurais pu garder une place plus importante pour 10 count dans mon coeur. Pour être franche, il s'agit du principal défaut du manga, la partie du concept qui m'a déçue. Mis à part cette partie désobligeante, j'ai bien aimé le manga. Sachez qu'une adaptation en anime est à venir (merci nautiljon pour la superbe information !)

    Les songes lunaires accorde à ce manga une note de 8/10


  • Commentaires

    1
    Dimanche 8 Juillet 2018 à 01:18

    un Yaoi qui a l'air originale et qui a un sujet de fond c'est pas un banal romance archi vu et cliché

    les scénes hard c'est pas ma tasse de thé ça dépend si c'est utile a l'histoire 

    c'est pas facile a vivre avec des obsessions ou toc , tic , phobie .

    je connaissais pas le terme pour ceux qui ont peurs des microbes et maladies 

    merci pour l'article petite fée de la lune 

     

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