• Koe no Katachi

     

    Peu après la rentrée scolaire dans une classe d'école primaire (élémentaire) débarquait une nouvelle élève du nom de Shouko Nishimiya. Sourde de naissance, cette dernière se présente devant ses nouveaux camarades de classe à l'aide d'un cahier de note. Au début les élèves furent gentils, mais finirent par se lasser de ses incapacités trahissant pourtant d’innombrables qualités. Shouya, un garçon de sa classe, commença à l'intimider, casser ses appareils auditifs et toutes autres formes d'ânerie méchantes pour faire rire ses paires, qui embarquaient pleinement dans le jeu.

    Un jour, la mère de la demoiselle sonna la puce à l'oreille et informa le professeur principal des bris causés. Il demanda alors aux enfants qui avait cassé les appareils de la jeune fille. Ces derniers se turent, mais le protagoniste décida de le révéler, croyant que ses amis allait l'appuyer et se dénoncer. Cependant, cela ne se passa pas comme prévu. Ses camarades le laissèrent seul à prendre toute la responsabilité. Ensuite ce devient lui la victime des moqueries, peu après la demoiselle souffrant de surdité ait changé d'établissement scolaire.

    Plusieurs années plus tard, Shouya s'en veut énormément pour ce qu'il a fait subir à Shouko durant son enfance. Tellement qu'il apprit lui-même la langue des signes, ramassa de l'argent pour rembourser à sa mère les adaptations auditives brisées volontairement pour ensuite en venir à son propre suicide. Il laissa heureusement tomber, en recroisant sa victime et lui demandant pardon.

    En me rendant dans une des rares boutiques de manga située à Montréal, une gentille libraire m'a suggéré, selon mes préférences stylistiques, le manga du nom «A Silent Voice» (Koe no Katachi). Comprenez-vous donc que je fus plus qu'hystérique à savoir que cette merveilleuse et triste histoire allait être adaptée en film d'animation. Maintenant je peux mourir en paix, me dis-je. La critique ne parlera bien-sûr pas de l'oeuvre au format papier, mais celle de la télévisuelle.

    Koe no Katachi, une histoire bouleversante et pourtant si réaliste. Shouko a posé un petit baume sur mon coeur. Elle est si gentille malgré l'intimidation que les élèves de sa classe lui eurent fait subir, le protagoniste en premier lieu. On prend conscience que la différence est souvent mal perçu, mais qu'elle peut aussi être une richesse. La manière dont se déroule l'histoire m'a fait pleurer, car  le personnage principal, une fois plus vieux, s'en veut énormément pour tout ce qu'il a fait subir à son ancienne camarade de classe. Il se sent tellement coupable et redevable que ce dernier a projeté, après rembourser sa mère des appareils auditifs brisés de sa main, de se donner la mort (suicide). Il a même appris la langue des signes, à être plus poli avec les gens, à ne pas usurper la confiance qu'il portera à ses nouvelles connaissances. Comme quoi un bon nombre d'actes désobligeants peuvent provoquer bien des remords. On ne guérit pas des moqueries que l'on a fait subir. Le garçon l'a compris tardivement. Koe no Katachi met en avant le handicap et les mauvaises ondes que les autres peuvent en apporter. Je me suis reconnue dans la demoiselle et c'est pour ceci que j'ai versé quelques larmes durant le visionnement, dont la musicalité exprime bien les sentiments ressentis. J'ai beaucoup aimé les personnages, la trame sonore, ainsi que la moralité. Que de beauté.

    Le format de film d'animation exploite mieux l'histoire qu'un anime pourrait le faire. C'est amplement suffisant pour véhiculer les messages à passer et faire vivre le déroulement de manière captivante. Le handicap, peut importe son origine, ne fait pas de nous des êtres dérangeants mais plutôt des personnes différentes et avec une pensée unique que les autres ne détiennent point. On en vient à réaliser que même si l'on est à modalité réduite, sourds, muets, ayant un trouble neurologique ou envahissant du développement, nous demeurons de chics gens, probablement aux songes les plus sages et décalés. Des vétérans de la vie quotidienne. Selon mon avis, ce film pourrait vous ouvrir les yeux et faire mijoter des principes nécessaires.

    Pas de génériques ni de début ni de fin.

    Les songes lunaires accorde à ce anime une note de 10/10


  • Commentaires

    1
    Mercredi 10 Octobre à 20:53
    Quel chef d'oeuvre ce film!L'auteur à l'origine de ce manga est merveilleuse !Selon moi, il devrait y a voir d'autre manga dans cette thématique car il y a plein de choses véhiculés que notre société actuelle doit apprendre. Notamment le respect à l'égard de la différence .
      • Mercredi 10 Octobre à 22:08

        Il a fait un phénomène au Japon avec le manga, puis ensuite avec le film d'animation. L'oeuvre renferme une poésie du quotidien, faisant réfléchir sur les actes que nous poserons et la possibilité de potentiels remords. La différence est juste magnifique, dans toutes ses formes, il faut simplement l'apprivoiser délicatement pour constater qu'elle peut apporter plus que l'on ne le croit.

        Tu as bien raison, l'univers artistique manque de merveilleuses créations comme celle-ci !

    2
    Lundi 15 Octobre à 14:37

    il faut que je regarde le film anime l'histoire change de ceux que l'on voit d'habitude .

    j'ai finis la saison 1 de la servante ecarlate c'est hard comme serie .

     

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