• Les couleurs de l'âme

    Les couleurs de l'âme
    (Ayako : l'enfant des couleurs)

    Dans un monde tout en gris vivait une jeune demoiselle. En solitaire, elle divaguait entre les rangées de toiles grisées par l'amertume de sa vie passée. Sur des étagères reposaient des sculptures inanimées et des dessins, ternis par cette vie sans couleur.

    Ayako se documenta sur les couleurs, elles voulaient que celles-ci naissent un jour. Toutefois, cette dernière ne savait toujours pas comment elle pourrait arriver à faire resplendir son atelier de couleur. Son atelier frigide n'était point accueillant, la demoiselle désirait que cela change. Elle tenta le coup à de nombreuses reprise faire apparaître de nouvelles teintes, mais il n'y avait que du gris partout... Rien que du gris... Anéantie, elle s’effondra sur le sol. Ne pouvant plus retenir ses larmes, elle se mise à sombrer dans une profonde acre d'ondes négatives.

    Rien. Il n'y avait rien à faire. Tout restait tout en gris. Des paroles infâmes lui montèrent alors à l'esprit. Ayako se sentait seule dans son atelier dénué de vitalité. Son âme commençait à s'amenuiser. Elle n'avait plus la force de lutter et de vouloir sauver ce monde déprimant. Celle-ci resta donc sur place, complètement immobile, à observer le côté sombre des arts plastiques.

    Alors que la nuit tombait, l'attention d'Ayako fut attirée vers un bocal. Il s'y trouvait à l'intérieur quelque chose de magique, quelque chose qu'elle n'avait jamais vu auparavant. La jeune fille s'avança vers l'étagère où était situé le contenant. Elle le prit dans ses mains et une douce chaleur traversa son corps. À ce moment elle comprit qu'il s'agissait de petites étincelles colorées, des perles de chromatine. L'essence des couleurs était à porté de main. Elle ouvrit le pot et laissa s'échapper les milliers de ribambelles colorées.

    Ce n'était pas Ayako qui avait teint ses propres oeuvres, c'était un tout autre artiste qui travaillait pour elle. C'était un cadeau de remerciement pour avoir donné tant d'efforts. Pour le commun des mortels on parlerait dans ce cas de l'espoir... L'espoir de revenir à soi pour donner aux autres. Elle qui était née dans le désespoir absolu avait vu l'émergence d'un nouveau courant artistique. La vie lui avait sourit et elle eut pu réaliser son rêve le plus cher : Voir ses créations s'animer par la vivacité des couleurs.

    Il y aura toujours un petit bocal avec toutes les couleurs du monde à la porté de votre main.
    Quand les jours deviennent plus gris, souvenez-vous de ces étincelles de couleurs. Ces âmes salvatrices sont là pour vous, elles sont à votre service dans les moments plus difficiles.

    Écrit par Macchan de la Lune, ©Tous Droits Réservés.


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :