• Mirai Nikki

    Mirai Nikki

    Seul dans la foulée de personnes dénigrantes et rejeté par ses camarades de classe, Yukiteru ne peut réellement communiquer avec les autres, bien qu'il le veuille. Son manque de confiance en lui est l'une de ces raisons. Incapable d'échanger avec les étudiants, il tient un journal sur son téléphone portable, où il note absolument tout les faits et gestes des autres humains de sa classe, mais aussi les actions qui se passent autour de lui. Il se réfugie quotidiennement dans son imagination, où il rencontre le dieu du temps et quelques autres bestioles imaginaires.

    Un matin, en se levant, Yukiteru remarque que son journal sur téléphone a des comportements étranges. Habituellement, ce dernier était le seul à absolument tout noter, mais il remarque finalement que son portable envoie des messages du futur, lui indiquant la suite des événements environnants, et ce, à tout les jours.

    Il y a quelques années, alors que je vagabondait dans le mince rayon manga de la librairie, je suis tombée sur une oeuvre dont la quatrième de couverture me semblait très intéressante et originale. Mirai Nikki a su piquer ma curiosité, et ce, rien qu'avec le résumé. Je ne le vanterai point comme étant un véritable chef d'oeuvre du monde de la bande-dessinée japonaise, car il comporte de très nombreuses failles, soit au niveau du visuel, de la redondance de ces animes survival game ainsi que de la faiblesse énervante du protagoniste (ce qui devient parfois un peu chiant). Tout de même, il m'est donné d'affirmer que ce manga n'est pas mauvais, il peut être agréable à la lecture si on prête bien attention à l'histoire ainsi qu'aux troubles psychotiques de Yuno qui ajoutent du piment aux situations.

    Le déroulement capte l'attention, mais uniquement dans les premiers tomes. Ensuite je trouve que le manga tourne un peu en rond, tel ces fameuses histoires qui jouent avec la survie d'un ultime personnage. On commence en grand, avec une idée scénaristique intrigante. La situation d'amour maladif véhiculée par Yuno apporte un macabre changement, de par ces histoires que nous avons trop l'habitude de voir.

    Du côté des personnages, nous sommes bien servis en variété : Un protagoniste pleurnichard, une folle alliée dépendante affective, un détective confiant, une criminelle capable de semer toutes les autorités, un jeune enfant macabre et même des divinités spirituelles résidant dans les mailles du temps. Yukitteru, le personnage principal, m'a vraiment tombé sur le système. Il passe le plus clair de son temps à se morfondre sur sa situation, en pleurant comme un bambin. Ce dernier fait pâle figure lorsque l'on le met à côté de Yuno, une yandere (personnalité d'amour obsessionnel et psychotique) qui s'est prise d'affection pour celui-ci, de manière si ardente qu'elle est prête à tuer tout le monde pour le sauver. Son intelligence n'est pas à discuter. Yuno arrive à se faire passer pour une adolescente angélique, mais ce n'est qu'une façade.

    Les dessins s'améliorent vivement, au gré des différents tomes. Au début on voit le coup de crayon comme une abomination, mais encore là seulement qu'aux lecteurs les plus sévères et pointilleux. Toutefois, il ne faut pas nier la grande évolution des dessins, à la fin ils sont même plutôt jolis. Ce qui charme l'oeil reste cependant les pages couvertures. Elles dégagent bien l'ambiance de la série, alliant macabre et survival game innovateur.

    Les songes lunaires accorde à ce manga une note de 8/10


  • Commentaires

    1
    Lundi 25 Juin à 23:17
    J'ai honnêtement bien aimé ce manga, enfin l'animé, malgré les nombreuses failles scénaristiques ou visuelles qu'il comporte. Je crois être une des rares personnes à aimer le personnage principal, dont je trouve la passivité totalement justifiée au vue de la démesure de l'intrigue et des antagonistes. J'aimais bien Akise Aru, aussi. Mes meilleurs souvenirs restent tout de même le final ainsi que les différentes musiques, après j'imagine que la version papier a ses avantages.
      • Jeudi 28 Juin à 18:40

        Il n'est pas bien mauvais, il a su trouvé son publique et raconter une histoire au déroulement captivant. En terme de l'adaptation anime, les génériques m'ont également charmé ! En particulier le premier, plein dynamisme et reflétant farouchement la morbidité de l'histoire ainsi que des personnages.

        Tu as soulevé un point fort intéressant en disant aimer le protagoniste. Yukkiteru est bien pleurnichard, mais il demeure, de temps en temps, nécessaire de mettre un personnage principal plus passif et peureux, pour faire comprendre le désastre de la situation. Au final il se trouve à être réaliste, même si je n'aime pas vraiment ce dernier.

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