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    Charlotte

    Certains jeunes adolescents, durant la puberté, se mettent à développer les pouvoirs magiques particuliers, sans trop savoir pour quoi. C'est le cas de Yuu, détenteur d'une capacité de se glisser dans le corps des autres durant une période indéterminée. Malheureusement, ce dernier se met à l'utiliser à de mauvais escients. Entre autre pour copier les réponses aux examens pour ne pas avoir à étudier. Cependant, il est rapidement démasqué par le bureau des élèves, organisation influente de l'école, où réside un secret en lien avec les pouvoirs magiques. Ces derniers ont tous des capacités hors norme qu'ils tentent de cacher et en même temps de faire respecter. C'est ainsi que le protagoniste se retrouvera lié au BDE pour cette fois-ci faire de bonnes actions. 

    Charlotte

    Charlotte ne pas m'a vraiment marqué. Il fait pâle figure devant Angel Beats, anime des mêmes créateurs que ce dernier. Vous me direz qu'il ne faut pas comparer des poires à des bananes, mais le fruit créatif d'un auteur ne doit pas toujours remanier les mêmes éléments, fois après fois. Nos attentes étaient grandes à l'égard de Charlotte, parce qu'il se rattache à l'un des mangas les plus cultes du non-traditionalisme. Néanmoins, on y retrouve de bons côtés, de nombreux éléments forts intéressants au niveau des personnages, de l'ambiance et de la chute des derniers épisodes.

    L'anime fait tout pour nous faire adhérer à son histoire, ainsi qu'aux informations racontées au compte-goutte. Non seulement le déroulement laisse le temps aux gens d'apprivoiser les événements, mais aussi le fond de celui-ci. Ce n'est pas plus mal que cela, même qu'il s'agit, à mon humble avis, d'une grand force. Le protagoniste est l'apparence de l'étudiant d'excellence, qui réussit tout ses examens haut-la-main. Les professeurs le vénère pour ses bons résultats scolaires, mais aussi son attitude de premier de la classe. Surmontons à cela des manières exemplaires, personne ne pourrait croire qu'Otosaka Yu utiliserait un pouvoir lui permettant de glisser dans la peau des autres pour copier leurs réponses aux examens. Un tricheur de haut niveau, qui avec sa capacité, arrive à dissimuler ses nombreux plagiats. Un héros original ! Ses compagnons du bureau des élèves vont le percevoir, car eux aussi sont des adolescents aux capacités spéciales.

    L'histoire manque de tonus au début, ce qui est désolant puisque la fin m'a parue remarquable. L'anime aurait été meilleur si l'on avait essayé de sortir du cadre habituel d'une série d'animation de genre «Tranches de vie». Il aurait été plus judicieux de se concentrer plus précisément sur un déroulement, certes en entonnoir, mais aussi que chacun des épisodes aient véritablement des liens entre eux. Axer le scénario exclusivement sur l'intrigue principale, en laissant toutefois quelques éléments du quotidien, question de décompresser.

    Du point de vu des graphismes, il n'y a rien à redire. Ils sont impeccables et l'animation si fluide qu'on peinerait à croire qu'il s'agit d'un anime plus ou moins récent. Les couleurs resplendissent et apportent de la vitalité à l'oeuvre, ce qui la rend charmante sous toutes ses formes. Le premier épisode pourra probablement vous laisser perplexe, mais donnez-lui une chance, car nul ne sait où il pourra vous mener. Peut-être vers une admiration grandissante, ou un découragement en comparant Charlotte au si fameux Angel Beats.

    Charlotte

     

    Les songes lunaires accorde à ce anime une note de 8/10


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  • Le temps des fêtes sous les flocons

    Le temps fige un instant sous les voltigeuses perdrix d'hiver. Bien que la saison puisse faire frissonner désagréablement les peaux sensibles, en profondeur jusqu'aux os. Toutefois, une pureté s'en dégage de par la neige si blanche qui vient se déposer sur le sol. Le jour de noël, un rayon de soleil sonde le ciel. On raconte qu'il s'agit de la percée des nuages hivernaux et que quiconque croit en la magie des festivités se verra récolter un bonheur inouï.

    Durant le temps des fêtes, je compte avancer mes projets d'écriture, composer quelques poèmes, rattraper le retard dans les animes et lire (des mangas et des romans). Mon roman « La fille au réverbère » en est actuellement au quatrième chapitre du deuxième brouille, puis « L'autisme au clair de lune » à son troisième brouillon. Que ferez-vous durant les vacances ?

    Dans tous les cas, l'occasion se présente pour remercier les gens qui nous sont chers devant un somptueux repas ! Je vous souhaite le meilleur pour les festivités de fin d'année, que les flocons de neige vous inspirent la création telle une toile blanche, que l'authenticité demeurent bien ancrée auprès d'un feu de foyer, et que la nature remercie ceux qui lui confère une admiration docile. Un très joyeux noël à vous !

    - Macchan de la Lune -


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  • Un petit poème composé dans le cadre de mon cours, que j'ai améliorer entre temps. D'autres viendront, mais ceux-ci de manière libre contrairement à celui-ci.

    Songes au clair de lune

    Je me réveille sous les feux de songes nocturnes
    Entre quelques rêveries déployées à la une
    Et de petites lucioles lunatiques
    Qui vinrent s'abreuver du doux nectar de la source féerique

    Quand je fais mine basse
    Le lune de ses rayons m'entasse
    Le ciel somnambule me parle,
    Tandis que les êtres somnolents y marchent en funambule

    Fils cordés du destin
    Raturage d’événements incertains
    Nous sommes les visages anonymes de la voûte céleste
    Des carnets sans adresse à qui l'on ne s'adresse

     Écrit par Marie-Pier Moreau (Macchan de la Lune), ©Tous Droits Réservés.


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    Un jeune homme se réveille dans une chambre fermée, vidé de toutes traces de sa mémoire. L'unique aspect qui le caractérise est sa grande capacité à combattre et se défendre. Il rencontrera donc Phantom, une fille considérée comme la plus grande sniper au monde, qui travail pour une organisation de la mafia nommée Inferno. Manipulés comme des marionnettes dénuées de sentiments humains, leurs souvenirs furent lavés pour en faire des armes à l'effigie de l'organisation.

    Une réalité sombre et désagréable comme il n'y en a que très peu. Malgré cette atmosphère emplie de pesanteur, l'anime Phantom : Requiem for the phantom n'en restait pas moins qu'intéressant et captivant. Les graphismes sont sublimes vu l'époque où ils ont été créés. J'ai énormément apprécié la manière dont les combats se déroulaient. Ils étaient saillants, dynamiques et montaient les nerfs à cran.

    La première partie de l'anime était excellente. Toutefois, la seconde moitié m'a drastiquement déçue. Tout l'intérêt que je portais à l'histoire s'est évanouie sous les écroulements d'un déroulement qui manque cruellement de dynamisme. Pour ne pas évoquer des paroles négatives inopinées, je compte parler de la première partie de l'anime, qui est fort intéressante. Celle-ci aura apporté réflexion sur de nombreux sujets, qui portent sur l'essence de la cruauté et la psychologie humaine. L'évolution des personnages constitue la pièce maîtresse de cette sombre série d'animation. On voit comment la demoiselle va retrouver contact avec le monde des émotions et ses propres sentiments, ainsi que le protagoniste devenir de plus en plus contrôlé par les dirigeants. Une déchéance de noirceur pour ce dernier.

    La situation dans laquelle sont plongés les deux protagonistes m'a fait comprendre à nouveau la cruauté de bon nombre d'êtres humains, aux désirs vicieux et esprits tordus. Le lavage de cerveau constitue un autre thème de l'histoire, dans ce cas-ci plutôt axé sur la manipulation d'une personne dans l'unique but qu'elle devienne une arme que les personnages malveillants se serviront. On voit les bas-fonds de notre monde, celui qui réside dans l'insalubrité, la cruauté, la violence et la peine incontestable. La situation est une triste réalité, peut-être un peu poussée à l'extrême sur le plan scénaristique, mais plus que possible dans sa généralité. Les gens qui vivent à la rue, qui subissent une manipulation de la part de mauvaises organisations, ou qui ont perdu tout espoir de vivre en liberté... Tout ceci relève d'une vérité bien malheureuse.

     

    Les songes lunaires accorde à ce anime une note de 9/10


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    Peu après la rentrée scolaire dans une classe d'école primaire (élémentaire) débarquait une nouvelle élève du nom de Shouko Nishimiya. Sourde de naissance, cette dernière se présente devant ses nouveaux camarades de classe à l'aide d'un cahier de note. Au début les élèves furent gentils, mais finirent par se lasser de ses incapacités trahissant pourtant d’innombrables qualités. Shouya, un garçon de sa classe, commença à l'intimider, casser ses appareils auditifs et toutes autres formes d'ânerie méchantes pour faire rire ses paires, qui embarquaient pleinement dans le jeu.

    Un jour, la mère de la demoiselle sonna la puce à l'oreille et informa le professeur principal des bris causés. Il demanda alors aux enfants qui avait cassé les appareils de la jeune fille. Ces derniers se turent, mais le protagoniste décida de le révéler, croyant que ses amis allait l'appuyer et se dénoncer. Cependant, cela ne se passa pas comme prévu. Ses camarades le laissèrent seul à prendre toute la responsabilité. Ensuite ce devient lui la victime des moqueries, peu après la demoiselle souffrant de surdité ait changé d'établissement scolaire.

    Plusieurs années plus tard, Shouya s'en veut énormément pour ce qu'il a fait subir à Shouko durant son enfance. Tellement qu'il apprit lui-même la langue des signes, ramassa de l'argent pour rembourser à sa mère les adaptations auditives brisées volontairement pour ensuite en venir à son propre suicide. Il laissa heureusement tomber, en recroisant sa victime et lui demandant pardon.

    En me rendant dans une des rares boutiques de manga située à Montréal, une gentille libraire m'a suggéré, selon mes préférences stylistiques, le manga du nom «A Silent Voice» (Koe no Katachi). Comprenez-vous donc que je fus plus qu'hystérique à savoir que cette merveilleuse et triste histoire allait être adaptée en film d'animation. Maintenant je peux mourir en paix, me dis-je. La critique ne parlera bien-sûr pas de l'oeuvre au format papier, mais celle de la télévisuelle.

    Koe no Katachi, une histoire bouleversante et pourtant si réaliste. Shouko a posé un petit baume sur mon coeur. Elle est si gentille malgré l'intimidation que les élèves de sa classe lui eurent fait subir, le protagoniste en premier lieu. On prend conscience que la différence est souvent mal perçu, mais qu'elle peut aussi être une richesse. La manière dont se déroule l'histoire m'a fait pleurer, car  le personnage principal, une fois plus vieux, s'en veut énormément pour tout ce qu'il a fait subir à son ancienne camarade de classe. Il se sent tellement coupable et redevable que ce dernier a projeté, après rembourser sa mère des appareils auditifs brisés de sa main, de se donner la mort (suicide). Il a même appris la langue des signes, à être plus poli avec les gens, à ne pas usurper la confiance qu'il portera à ses nouvelles connaissances. Comme quoi un bon nombre d'actes désobligeants peuvent provoquer bien des remords. On ne guérit pas des moqueries que l'on a fait subir. Le garçon l'a compris tardivement. Koe no Katachi met en avant le handicap et les mauvaises ondes que les autres peuvent en apporter. Je me suis reconnue dans la demoiselle et c'est pour ceci que j'ai versé quelques larmes durant le visionnement, dont la musicalité exprime bien les sentiments ressentis. J'ai beaucoup aimé les personnages, la trame sonore, ainsi que la moralité. Que de beauté.

    Le format de film d'animation exploite mieux l'histoire qu'un anime pourrait le faire. C'est amplement suffisant pour véhiculer les messages à passer et faire vivre le déroulement de manière captivante. Le handicap, peut importe son origine, ne fait pas de nous des êtres dérangeants mais plutôt des personnes différentes et avec une pensée unique que les autres ne détiennent point. On en vient à réaliser que même si l'on est à modalité réduite, sourds, muets, ayant un trouble neurologique ou envahissant du développement, nous demeurons de chics gens, probablement aux songes les plus sages et décalés. Des vétérans de la vie quotidienne. Selon mon avis, ce film pourrait vous ouvrir les yeux et faire mijoter des principes nécessaires.

    Pas de génériques ni de début ni de fin.

    Les songes lunaires accorde à ce anime une note de 10/10


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