• Spectre de l'autisme (TSA)

    Spectre de l'autisme

    Lumière sur le spectre de l'autisme (TSA)

    Ce petit coin des songes lunaires tire son essence de mes ressentis personnels. Il est dédié à un sujet qui me tient vraiment à coeur, soit le spectre de l'autisme. Je veux véhiculer un message de respect à l'égard de la différence. Nous ne sommes pas des fous ou des dégénérés, notre intelligence est simplement différence. Faire évoluer les mentalités et informer les gens sur cette réalité est ce que je vise plus particulièrement. Comme le dit si bien le proverbe : «Les paroles s'envolent, les écrits restent.»

    Sommaire des articles :

    Mon cheminement de petite fille autiste
    L'autisme, une manière d'être
    La chouette et la synesthésie
    Le combat des bêtes noires (TSA)
    Vous avez criés au manque d'empathie ?
    Des blogueurs autistes

    Je suis une demoiselle autiste sage, intuitive et spirituelle. Je suis également un brin susceptible, muette devant les gens que je ne connais pas et plutôt solitaire.

    Voici mes petites histoires !

  • Être autiste c'est manquer d'empathie...
    Quelle paroles manquant de préjudices  !

    Pour mettre les choses au clair, oui, certain d'entre nous pouvons avoir une défaillance concernant les sentiments des autres et les nôtres... Mais pas un manque d'empathie drastique. Par exemple, pour moi, il est difficile de mettre des mots sur les émotions, les reconnaître à la fois dans mon intérieur qu'à travers mes paires. Toutefois, quand quelqu'un ne va pas bien, je le sais immédiatement par apport à sa couleur et son énergie. Dans ces moments j'essaie d'apporter des conseils et des idées à la personne pour qu'elle se sorte de la misère dans laquelle elle était plongée.

    Beaucoup d'autistes sont d'une générosité sans limites, parfois cachée derrière des expressions faciales mal maîtrisées. Même que plusieurs fois, dans ma classe, j'ai pu observer la sensibilité de mes camarades. Cette sensibilité est bien différente des neurotypiques, mais profondément encrer dans notre personnalité. Une fois, un de mes camarades est venu me voir puisqu'il avait remarqué que le bruit de la foule me faisait mal. Il m'a rassuré en me disant que ça allait passer et qu'il était là pour moi. Si cela est considéré comme un manque d'empathie, alors c'est vraiment vous qui êtes dans le champs ! Je ne pourrais compter sur les doigts de la main les gestes généreux qu'ils ont apposés. Dans ma classe spécialisée nous sommes un peu comme une petite famille qui prend soin des autres. Cela me fait du bien de me retrouver avec des gens qui vivent les mêmes difficultés et particularités que moi. En plus ma professeure est très gentille, elle s'adapte à tous le monde.

    Je tenais à écrire cet article pour faire tomber les stéréotypes infondés sur le manque d'empathie et l'autisme. Abdiquer ce mode de pensée, en mettant de l'avant des fausseté sur un nombre considérables de personnes, est une doctrine horrible. Nous n'avons rien demandé, sachez le bien.

    Écrit par Macchan de la Lune (Marie-Pier Moreau), ©Tous Droits Réservés.


    4 commentaires
  • Lors de mes temps libres j'ai débouché sur une recherche concernant l'un des sujets qui me tient le plus à coeur, et c'est celui du spectre de l'autisme. J'ai longtemps été ignorée et ne comprenait pas pourquoi les gens me trouvaient étrange. J'ai néanmoins compris que je n'étais pas la seule dans le même cas. C'est agréable de savoir que l'on est plongés dans le même merdier que de nombreuses personnes. Beaucoup de blogueurs m'ont inspirer à créer une rubrique pour parler du TSA. Ils sont mes idoles, leurs articles sont emplis de sens, de compassion et de vérité. Je vous partage donc trois de ces blogs, en espérant que cela puisse vous éclairer !

    émoiémoietmoi : Le blog est tenu par une jeune femme touchée personnellement par le spectre de l'autisme ou plus précisément par le syndrome d'asperger (notez que je ne vois pas vraiment la différence entre ces deux appellations) Elle nous présente une panoplie d'informations sur l'autisme, et ce, en nous racontant ses expériences. J'admire beaucoup sa force et ses convictions, elle est la preuve vivante que les autistes ne sont pas toujours comme les gens nous percoivent .  http://emoiemoietmoi.over-blog.com/

    Au royaume d'une Asperger : Il s'agit du blog d'une maman autiste asperger, qui raconte ses bons et mauvais coups au sein de ce monde de neurotypiques. Cette demoiselle parle de ses difficultés de socialisation, de son décalage par apport aux autres et de ses hypersensibilités sensorielles. Elle est vraiment très intelligente et traite le sujet de l'autisme en profondeur. Ses expériences passées ont su me guider lorsque j'ai décidé de créer une rubrique ayant pour thème le spectre de l'autisme. http://royaumeasperger.com/

    Être autiste aujourd'hui : Une panoplie d'articles ayant pour thème le trouble du spectre de l'autisme. On y raconte l'histoire de nombreuses personnes autistes. Des témoignages qui affluent de partout et des histoires personnelles sont racontées dans le but de sensibiliser les gens à la différence et de souligner le fait qu'il n'y a pas de problème à avoir ce genre de particularités parfois envahissantes. http://etreautisteaujourdhui.over-blog.com/

    En espérant vous éclairer sur ce qu'est réellement l'autisme. 


    2 commentaires
  • La chouette et la synesthésie

    Les animaux apportent bien des révélations sur notre âme. En réfléchissait un peu, on peut remarquer que les créatures vivantes ont chacune des caractéristiques qui les définissent. En tant qu'autiste, je sais très bien que le sixième sens est beaucoup plus révélateur que le reste. Mon animal totem est celui de la chouette, volatile nocturne reconnu pour sa grande sagesse et ses fortes intuitions.

    La définition du sixième sens est large, il peut autant s'agir d'une intuition hautement développée que d'une exacerbation de certain de nos cinq sens. Dans d'autres cas les sens peuvent être mélangés, c'est ce que l'on appelle la synesthésie. J'ai appris que j'étais synesthète il y a quelques semaines. Au départ je n'avais jamais réellement remarqué que j'étais touchée par cette particularité. Le psychiatre m'a pourtant dit qu'il était convaincue que j'en étais détentrice. après avoir lu une lettre que j'avais écrite à l’hôpital de jour et qui figurait dans mon dossier médical. Mes perceptions sont constamment en décalage par apport à autrui, souvent j'ai l'impression que personne ne pourra jamais réellement me comprendre. (La synesthésie s’appatrie souvent à l'autisme.)

    J'arrive à entendre la musique et les sons, mais j'arrive également à les voir. Ils explosent comme une ribambelle arc-en-ciel. En analysant bien la situation, c'est peut-être pour cette raison que je joue du piano à l'oreille aisément et que je suis capable de composer des improvisations qui font jaillir une panoplie de couleurs. Les chiffres ont toujours eu une signification profonde dans mon esprit. Chacun d'entre eux possède une personnalité et une couleur qui leur est propre. Mais je préfère garder secret leur identité pour un roman que je suis en train d'écrire sur le spectre de l'autisme et la synesthésie. Au dessus de ma tête se trouve un arbre à mots, où sont connectés des mots du dictionnaire usuel classifiés par assonance. Également, quand quelqu'un parle, j'arrive à voir des sous-titres sous la personne.

    La chouette est probablement une synesthète.
    Nous nous ressemblons beaucoup.


    26 commentaires
  • L'autisme, une manière d'être

    Alors que le monde bouge, nous demeurons immobiles dans une société qui ne semble pas nous convenir. Certains seront d'éternels observateurs et d'autres des réformateurs.

    L'autisme, une manière d'être

    Bonsoir chers lecteurs et chères lectrices...

    Cela faisait un moment que j'avais envie de créer une rubrique pour parler d'un sujet qui me tient à coeur. Ayant été diagnostiquée dans l'enfance, mais l'ayant su que tardivement à cause d'une erreur médicale (on a oublié de me faire passer une partie importante des tests psychomoteurs), on a réussis à mettre un mot sur mes particularités... Maintenant que je comprend ce mot, je comprend pourquoi il m'est si difficile de communiquer avec autrui, d'entretenir une conversation, de vivre des hypersensibilités aux sons et aux textures qui en deviennent paralysantes... Pourquoi me demanderez-vous ? Parce que je suis autiste et que je veux éradiquer les préjugés.

    L'autisme est un large spectre, comme je l'ai mentionné plus haut. On dénote des divergences cognitives inexpliquées ainsi que de grandes forces et de grandes faiblesses. La triade des caractéristiques se traduit par des difficultés de communication, de socialisation et d'hypersensibilité sensorielle (et intérêts restreints). Toutefois, on ne peut pas se baser uniquement sur ces caractéristiques pour poser un diagnostique. Nous, les autistes, avons des particularités qui nous sont bien propres. Certaines personnes touchées par le spectre de l'autisme n'ont aucune difficultés verbales et peuvent même arriver a se frayer un chemin dans la jungle sociale. Il y a de grands verbomoteurs dans l'univers autistique, ce qui en étonne plus d'un.

    Quelques caractéristiques possibles
    (Il existe de nombreuses caractéristiques qui peuvent se rattacher au spectre de l'autisme)

    Les premiers signes de l'autismes sont visibles dès la petite enfance. Toutes sortes de particularités peuvent se faire remarquer si l'on y prête attention. Ce n'est que dans l'enfance que les caractéristiques deviennent plus flagrantes. La manière de jouer de l'enfant autiste n'est pas comme celle des neurotypiques. Nous apprécions, pour la plupart, jouer en solitaire et nous inventer des histoires. (Je me souviens d'ailleurs que je jouais constamment seule au parc, je créais des aventures originales.) Certains comportements peuvent être répétitifs ou restreins, comme par exemple être toujours en train de faire tournoyer un objet ou encore aligner des biens.

    En ce qui concerne les interactions sociales, elles sont très limités, même si ce n'est pas le cas pour tout le monde. La difficulté d'entretenir une conversation se fait bien présente. Comprendre sincèrement les sentiments d'autrui est une tâche complexe. Certain feront du mutisme, d'autres seront de grands verbomoteurs. Se faire des amis peut être une source de problème puisque nous ne savons pas vraiment comment nous y prendre.

    Des hypersensibilités sensorielles se dont sentir. Ce la peut être de la misère à endurer certains bruits et la cacophonie, les textures de vêtements ou d'aliments, les odeurs puissantes et le goût de la nourriture, la luminosité qui donne mal aux yeux, etc...

    Florilège de caractéristiques (Il n'est pas question de répondre à toutes les caractéristiques, elles ne sont que des possibilités face à l'autisme ): Éviter le contact visuel, avoir une préférence pour le jeu solitaire, avoir une absence d'intérêt pour l'autre, n’interagir que dans le but de combler un besoin, éviter ou résister aux contacts physiques, refuser d'être réconforté, avoir du mal à comprendre les sentiments des autres ou ne pas y réagir, avoir du mal à parler de ses propres sentiments, ne pas interagir ou avoir des difficultés à interagir avec autrui, Absence ou retard du langage (ou arrêt après un début de langage), répétions de mots ou de phrases, écholalie immédiate ou différée, incapacité à communiquer soit par la parole soit par le geste soit par des mimiques, compréhension très limitée ou très particulière, difficulté à comprendre les blagues ou le sarcasme, Manipuler de façon particulière des objets (les faire tournoyer ou les aligner), jouer avec ses jouets de la même façon chaque fois, ne pas jouer avec un jouet selon l'utilisation qui lui est prévue, s'attacher excessivement à des objets inhabituels, être intolérante face au changement d’éléments même mineurs se manifestant par de la colère, avoir besoin de suivre certaines routines ou rituels, hypersensibilités sensorielles...

    Une intelligence différente

    Je me suis longtemps torturé l'esprit en pensant que je ne valait rien, que j'étais stupide et incapable de quoi que ce soit. Ce n'est qu'avec le temps que ma compréhension de la situation a évolué. L'intelligence est un concept ambiguë. On ne peut pas dire que quelqu'un est plus intelligent qu'un autre, car l'intelligence possède de multiples facettes. Il faut simplement avoir confiance en soi et aller de l'avant pour se sentir bien.

    L'autisme n'est pas un trouble

    Quand on parle du trouble du spectre de l'autisme, je ne peux m'empêcher de reformuler l'appellation dans ma tête. Nous ne sommes pas atteints d'un trouble, pas pour le moins du monde. L'autisme n'est pas une maladie, c'est une manière d'être qui va au-delà de la définition écrite dans le dictionnaire usuel. Sachez aussi que l'autisme n'est pas non plus un profil, c'est un éventail de visages tous aussi particuliers les uns que les autres, d'où le mot «spectre»

    Écrit par Macchan de la Lune (Marie-Pier Moreau), ©Tous Droits Réservés.


    20 commentaires
  • Mon cheminement de petite fille autiste

    Depuis toute petite j'eu remarqué que je vivais en décalage avec les autres. Je n'arrivais pas à vivre sur la même fréquence que mes camarades, comme si je venais d'une toute autre planète. Avec le temps ce fossé entretenu avec autrui s'est creusé sans que l'on ne puisse agir.

    Déjà, dans la petite enfance, je ne parlais que très peu. Mon esprit fourmillait pourtant de nombreuses idées et de plans à explorer. C'était comme si mes pensées ne pouvaient pas se traduire verbalement, aucun mot ne sortait de ma bouche. En grandissant ce problème s'est légèrement résolu. Avec ma famille il m'était facile de discuter, bien que les interactions sociales n'étaient pas ma tasse de thé. Néanmoins, en dehors de l'unité familiale, je ne savais pas comment faire pour communiquer aux gens de la réalité véritable. Avant et encore aujourd'hui, j'avais beaucoup de misère à endurer les bruits et les textures. Les étiquettes sur les vêtements m'horripilaient, le ressentis de l'herbe fraîche sur mes pieds me piquait et la sensation caoutchouteuse de la viande dans ma bouche me dégoûtait. Le son des ustensiles qui se heurtaient ensemble me rendait folle, de même pour la cacophonie des endroits publiques. Aller au restaurant était donc un supplice et personne ne semblait comprendre pourquoi j'étais si troublée par ses stimulus démesurés.

    En cinquième année de l'école primaire je me suis cassée la jambe. Après cet épisode j'ai développé un trouble de conversion pour gérer l'anxiété peut venir avec le spectre de l'autisme. Depuis ce jour je marche avec des béquilles et ma jambe est paralysée. Cette réaction a attisé l'esprit analytique des médecins de la clinique de la douleur et plus précisément de la psychiatre de cette unité. Elle avait remarqué ma divergence et m'a immédiatement fait passer des tests pour détecter l'autisme. Je me souviens que cette série d'examen était bien étrange. Il s'agissait d'activité cognitives pour voir comment le cerveau interprète les différentes données. Néanmoins, ces derniers auront fait une erreur médicale en oubliant de passer une partie importante des tests. Durant de longues années, j'ai donc erré dans mes particularités handicapante, sans trouver d'échappatoires pour m'aider. J'étais perdue dans un monde bruyant et effrayant, tellement troublée par mes difficultés que je du me mettre un masque pour que l'on ne me prenne pas trop pour une personne bizarroïde.

    Ce n'est que cette année, en 2017, que tout s'est mis à dégringoler. Les faussetés que j'avais développé ont marqué un temps d'arrêt. Je suis tombée en dépression majeure avec états psychotiques. Moi qui avait trouvé un moyen de communiquer à ma famille verbalement et par écrit, tout s'est écroulé. Il m'était impossible de prononcer le moindre mot. J'ai perdu beaucoup de poids, soit environ quarante livres puisque je ne mangeais plus. Ayant de la misère à négocier avec les interactions sociales, je restais toutes mes journées dans ma chambre à regarder par la fenêtre. Ne sachant pas que j'étais une autiste non-diagnostiquée, on m'a dit que j'étais une personnalité schizoïde, voir schizophrène. Ils ont émis des hypothèses erronées car ils ne connaissaient pas mon histoire. J'ai donc effectué une panoplie de recherches pour tenter de me comprendre. J'ai déambulé rapidement sur la description du spectre de l'autisme et me suit drastiquement retrouvée dans celle-ci. Pour ne pas que l'on me diagnostique de tors et de travers, j'ai pris la décision d'écrire une lettre pour faire part de mes découvertes. Puisque je réussissais bien à l'école et que la psychose semblait prendre toute la place dans la tête de la vilaine psychiatre, on m'envoya en rigolant repasser des tests pour détecter l'autisme.

    La neuropsychologue qui m'a fait passé cette batterie d'examen eut remarqué dans mon dossier qu'une partie des tests avait été négligée et que personne n'avait réellement tenté de lire l'entièreté de mon portfolio médical. Ces vérifications furent longues, elles ont durées plusieurs rencontres. La dame qui me faisait passer les tests était très douce et gentille, je me souviendrai toujours de sa voix mélodieuse. Elle fut impressionnée de voir que mon intelligence spatiale était fortement développée, de même que pour la connaissance des mots. Paradoxalement, j'étais à la fois non-verbale, mais très douée à l'écrit. Les particularités ne font qu'affluer lorsque l'on parle de l'autisme.

    J'ai toujours eu des lacunes au niveau social. Il n'est pas chose facile pour moi de comprendre les sentiments des autres et de parler des émotions en général. Je suis si peu certaine de ce que je ressens qu'il m'arrive souvent de gesticuler un peu comme un robot. Le problème est que je ne sais pas comment m'y prendre, et sur le tas, je suis d'une timidité maladive. Les professeurs de ma petite classe m'ont fait remarqué que j'avais que très peu de contacts visuels et ma mère une réticence aux contacts physiques.

    Le moindre changement, qu'il soit petit ou important, provoque chez moi une source d'anxiété itnense. Je me souviens avoir complètement perdu les pédales lorsque ma mère a changé les meubles de ma chambre. Mon état de panique était incontrôlable, tellement que l'on a du les replacer d'une manière qui ressemblait à l'ancienne disposition de la pièce. Le passage à l'école secondaire a donc été un tumulte d'ondes négatives.

    Lorsque l'on m'a annoncé que j'étais autiste, j'eu ressentis un soulagement. J'étais enfin comprise et pouvait m'assumer plainement. J'allais être transférée dans une classe spécialisée, où il est possible d'étudier dans le plus grand des calmes. Étant extrêmement lunatique et parfois perdue dans mon travail, j'aurai jusqu'à mes 21 ans pour achever l'école secondaire. Manon, ma professeure, est très gentille et rigolote, elle m'aide beaucoup en mathématiques, ma matière la plus faible. Moi qui ne voulait plus aller à l'école, je me suis sentie à ma place et ai trouvé des objectifs pour le futur.

    Mes difficulté me suivront toute ma vie. J'aurai toujours de la misère à endurer les sons dérangeants ainsi que ma phobie des foules. Parler n'est toujours pas chose simple pour moi, mais j'arrive à communiquer par écrit. L'écriture m'a réellement sauvé la vie. Sans elle je serais en train de crouler sous une acre de désespoir. Mes intérêts restreints pour les mangas, le piano et l'écriture m'ont aidé à surmonter les moments difficiles. Je sais très bien que j'ai de grande faiblesses verbales, sociales et des comportements parfois démesurés... Mais je sais également que je détiens de grandes forces pour comprendre ce qui semble caché pour la plupart des humains, une sorte de sixième sens qui fonctionne à l'intuition. Je suis bonne pour faire des casse-têtes, rédiger des textes, j'ai une oreille musicale et la capacité de voir les sons.

    Je suis autiste... et alors ? Cela ne m'empêchera pas de croquer dans la vie à pleine dents et de trouver des centres d'intérêts pour m’épanouir. Je suis autiste et étrange, je le sais très bien. Mais être particulier n'a jamais réellement tué. Nous sommes tous uniques, ce qui signifie également que nous sommes tous pareils. Il n'y a pas de raison de cracher sur la différence, il faut simplement l'accepter et apprendre de cette dernière.

    La compréhension est la porte vers le bonheur et la tolérance.

    Pour tous les autistes du monde, je vous encourage à suivre vos rêves.
    Restez forts et vous serez récompensés.

    PS : Le prochain article de la rubrique traitera en profondeur les caractéristiques de l'autisme.

    Écrit par Macchan de la Lune (Marie-Pier Moreau), ©Tous Droits Réservés.


    17 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique